Ton fantôme

J'aime ton fantôme, ces rires qui résonnent encore au fond de moi
Un problème aux milles symptômes, un délire qui me déraisonne parfois
Je suis amoureux de ta chimère, de ce souvenir qui m'emprisonne en toi
Là dans le creux de ce cimetière, où je me laisse mourir sans personne en émoi
Il m'arrive de revoir ton sourire, au milieu de nos projets d'avenir
De me dire qu'il était le reflet de ton coeur et de ton amour
Il m'arrive de me laisser attendrir par de vieux souvenirs
De m'endormir sur des regrets, sur des lueurs qui s'en vont pour toujours

J'aime à me surprendre à verser des larmes de nostalgie, à pleurer sur un portrait jauni

J'aime ton fantôme, ce regard qui m'a accroché et qui ne m'a plus relâché
Blême était ta paume quand par la main tu m'as attrapé pour avec toi m'emmener
Je suis amoureux de ton ombre, de cette vision qui continues à me hanter
A me rendre malheureux dans cette pénombre qui seule de notre union a subsisté
Il m'arrive de me replonger dans ces yeux, dans lesquels il n'y a plus la place pour nous deux
De me souvenir qu'ils ne m'appartiennent plus, que tout cela est un passé révolu
Il m'arrive de me noyer au fond d'eux, d'oublier qu'il ne s'agit plus d'un simple jeu
De me mentir face à la vérité mise à nue, à ces prunelles qui ne me regardent plus

Je m'accroches à des pensées qui ne me quittent plus, à un passé qui ne m'a pas déçu

J'aime ton fantôme, cette image qui s'efface de jour en jour sans jamais disparaître
L'emblème d'un hématome qui avec rage me ressasse que l'amour est traître
Je suis amoureux de ce souvenir, de cette illusion qui me transcende de tout mon être
Comme un adieu qui tarde à se finir, comme une raison qui peine à transparaître
Il m'arrive de m'accrocher à tort à ces éclats qui m'éblouissent encore
De me répéter les complaintes d'une vie que je peine à oublier, malgré mes efforts
Il m'arrive de redessiner ton corps, en toute naïveté d'essayer de contourner le sort
De me jurer sans aucune crainte que je parviendrais à te récupérer avec ton accord

J'ai oublié de partir, de fermer la porte à clé et de me jurer de ne plus revenir.


5 Juin 2009
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 04:57

Toi sans moi

Encore une fois, j'esquisse un assaut et le supplice revient au galop
Mes doigts glissent sur ta peau et lâchent prise à nouveau
Quand je m'accroches à tes bras qui ne savent me retenir
Qui me rejettent ici bas, qui ne demandent qu'à me voir partir
Comme si le monde dans lequel je vis ne me faisait pas assez souffrir
Moi qui ne demandais que ton sourire, celui qui saurait me dire...

Que tu m'aimes encore, que dans tes rêves je vis, je danse
Que ton amour n'est pas mort, que tu crèves d'envie que tout recommence
Que tes lèvres me supplient un dernier baiser
Ce langoureux baiser que je ne demande qu'à t'accorder

Dis-moi pourquoi je n'ai plus le droit à ton sourire, à ton regard
Pourquoi je ne dois m'accrocher qu'à des souvenirs de plus en plus rares
Et pourquoi chaque matin, je me dis que ce n'était qu'un cauchemar
Qui passera comme mes chagrins, qui se finira tôt ou tard ?

Encore une fois, je pense à toi et je met mon chagrin entre parenthèses
Le temps d'un toi et moi, d'une pensée qui se noie dans tant de malaise
Je me ressasse une fois de plus que ce n'est qu'une trêve éphémère
Qui me casse et me tue à la fin de chaque rêve où j'ouvre mes paupières
Laisse moi au moins y croire, me donner la force de continuer sans toi
Caresse moi d'un dernier espoir qui saura briller et durer au fil des mois

M'accorderais-tu une dernière danse, mon amour
Corps à corps, coeur en romance et sans retour
Pourrais-tu au moins faire semblant de m'aimer comme avant
Pour que la plaie qui me fait perdre tant de sang ne soit plus, un instant

Dis-moi pourquoi tu ne m'appartiens pas,
Pourquoi ces yeux dans lesquels je me plonge ne sont pas à moi
Et pourquoi je me noie au fond d'eux comme si cela ne suffisait pas
Dis-moi que tu m'aimes, dis-moi seulement que tu m'aimeras


22 Février 2009
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 04:55

Fleurs bleues

Sang rouge et noir, sans le moindre espoir
Sens-tu ma peur ? Sans la moindre pudeur
Sentiments dévolus, sentiments éperdus
Sentiments retrouvés, sentiments oubliés
Sentimentalement, je me suis mis a nu
Et sans y croire finalement, j'y ai tout perdu

L'orage ne fait que passer, pensais-je en toute insouciance
Après tout, les coups de foudre vont et viennent
Que la rage va s'estomper et que tout recommence
Comme une aventure si belle et si soudaine
Je rêvais sans cesse que l'on m'offrait une deuxième chance
Que l'on acceptait de me rejouer la même rengaine
Pour moi, nageant en plein dans mon ignorance
Et pensant que tout ça en valait encore la peine

Faudra t'-il me couper la main pour que je te la lâches enfin ?

L'âme en perdition, lame en position
L'âme en souffrance, larme d'inconscience
L'amour me fuit, l'amour me suit
L'amour me fait bien rire, l'amour me fait mourir
L'amour à deux, au fond des yeux, au quotidien
La mort au milieu, entre les deux, jusqu'à la fin

Devoir fermer les yeux pour nous voir tous les deux
Écrire à coeur ouvert pour lui faire prendre l'air
S'asseoir sur le banc des amoureux pour me rendre malheureux
Peut-être pour me distraire, oublier que je suis solitaire
Chaque soir, y penser un peu et pleurer pour deux
Me souvenir, me taire, mes souvenirs me terrent
Et ravivent ce feu qui me fait trembler comme un peureux
Pour finalement s'éteindre sans lumière et ne laisser qu'un tas de poussières

Faudra t'-il me prendre le coeur pour que cesse cette douleur ?

Les fleurs bleues, je les mâche et les recrache avec rancune
Elles ont ce goût amer de chimère éphémère qui m'importune
Les fleurs bleues, leurs pétales je les arrache une par une
Soucieux qu'à la fin il n'en reste plus aucune
Mais le printemps me rappelle vite ma solitude et ma tristesse
Ainsi que ces instants passés, pleins d'allégresse
A quel point l'on s'aimait avant que tu ne me blesses
Et que maintenant, désormais, mourant tu me laisses

Ne m'oublies pas, ne m'oublies pas
Moi j'ose encore espérer que tu m'aimes
Ne me dis pas, ne me dis pas
Que tu détestes ce poème
Ne m'oublies pas, ne m'oublies pas
Ne fais pas de moi une pensée lointaine
Ne souris pas, ne souris pas,
Ne souris pas quand pour toi je m'ouvres les veines


23 Janvier 2008

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 15:45

Victime de l'Amour

Comme moi, ne trouves-tu pas que le rouge te va si bien ?
Je crois en toi, prouves-moi que je bouge mes pas comme les tiens
Comme moi, ne penses-tu pas que mon sang sur tes mains semble anodin ?
Le long de tes doigts, mon essence coule et recense ta foule de dédain

Toi seul a le mouchoir qui sèchera mes larmes, même dans le noir et le vacarme
Un linceul d'espoir qui perdra de son charme si ce soir tu l'uses comme une arme
Ne m'étouffe pas, laisse-moi respirer ton doux parfum, laisse-moi exhaler mon chagrin
Je souffre pour toi, caresse-moi avec l'atrocité de ta faim et blesse-moi pour terminer le festin

Comme moi, ne trouves tu pas que le rouge te va si bien ?
Encore une fois, le soleil se couche sur des lueurs vermeilles pareilles à ta bouche couleur carmin
Comme moi, ne penses-tu pas à notre avenir, au lendemain ?
A toutes ces belles choses qui te feront sourire et qui feront ma fin

Mon corps ne se bat pas contre toi et mon c½ur bat pour toi, je ne veux faire que ta joie
Chaque goutte qui coule de mes veines trace la route qui conduit à ta haine
Mais je continue à dormir dans tes bras, à me dire que ici la Mort n'existe pas
Les cercueils sont risibles, mon sommeil est paisible, je t'en prie, ne me réveille pas

Comme moi, ne trouves-tu pas que le rouge te va si bien ?
L'alarme retentit au loin, tu as l'arme de l'assassin
Comme moi, ne penses-tu pas à la lame tâchée de ce sang qu'est le mien ?
Cette fichue alarme crie en vain, comme mon âme, mes larmes et mon chagrin


14 Février 2007
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# Posté le dimanche 25 octobre 2009 15:41

Si l'amour rendait heureux...

Si l'amour rendait heureux, peut-être que j'oserais t'aimer
Je me risquerais à ouvrir les yeux et à être charmé
Ça serait audacieux mais si fabuleux de me sentir prisonnier
Par ton regard, ce ciel bleu qui saura m'écraser

Si les chagrins faisaient sourire au lieu de pleurer
Je serais déjà en train de goûter aux plaisirs de t'embrasser
Et mes mains sauraient te dire le fond de mes pensées
Sans les lendemains qui font souffrir à tout jamais

Si mon c½ur ne criait pas ton absence à chaque fois
Je nagerais dans le bonheur qui d'accoutumance me noie
Et je briserais le silence avec ma voix
Pour te parler de la chance que j'ai d'être avec toi

Si le temps n'effaçait pas les sentiments et le reste
Je ne serais pas si distant et ne lâcherais pas tant de leste
Au fil de l'amour qui se tend et se détend de manière indigeste
Je serais confiant, attendant patiemment chacun de tes gestes

Si tu ne me poignardais pas dans mon sommeil
J'oserais rêver de toi, même à mon réveil
Je passerais mes journées, rempli de la joie de la veille
Sans me dire que je ne fais que rêver avec un air béa de toutes ces merveilles

Si l'amour rendait heureux, peut-être que j'oserais t'aimer
Si l'amour rendait heureux, après tout, ça se saurait


21 mars 2007
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 09:44