La Mort, l'Amour

La nuit n'a jamais été aussi sombre et les étoiles aussi lointaines
On me nuit jusqu'à blesser mon ombre, je me dévoile et crie ma peine
Les sentiments m'emportent vers un ailleurs nouveau où les sourires ont disparu
Le vent me transporte derrière le bonheur si beau que je désire à corps perdu
Et mon c½ur bat au rythme de mes larmes sans aucun répit
La peur me chantera l'hymne qui me désarme devant ces chagrins infinis
J'aurais préféré ne rien avoir connu, l'ignorance est si pure quelques fois
Rester l'immaculé au déclin révolu et garder confiance en l'azur de ma foi

La Mort, l'Amour, me détériorent tour à tour
L'envie se lasse et la vie passe
La Mort, l'Amour, des remords pour toujours
L'ennui se fait une place et la vie s'efface

Souffrir l'Amour et subir la torture sans se plaindre
Avec le sourire des beaux jours, le plaisir que j'endure est à feindre
Là où la douleur remplie mon quotidien pour faire de moi son martyr
Pas d'odeur, ni de parfum, elle prône le mystère pour se faire satyre
Sans aversion, je me marie avec son insolence comme par naïveté
Dans la soumission, je rie des conséquences comme par nécessité
Sa présence me trouble, tout comme son absence me tourmente
Le silence trouble résonne dans la violence d'une telle attente

La Mort, l'Amour, me détériorent tour à tour
L'envie se lasse et la vie passe
La Mort, l'Amour, des remords pour toujours
L'ennui se fait une place et la vie s'efface

Au revoir les éclats de rire et adieu la liberté de vivre
L'espoir s'en va s'en prévenir, mes yeux de fatalité sont ivres
Je suis amoureux, autant dire suicidaire
Le ciel est bleu, il est temps de quitter cette terre


29 Mars 2006
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 13:19

Le désespoir

Pleurer tout d'un coup, son être et sa destinée
Tomber à genoux et se mettre à crier

Est-ce que tu m'entends crier ma peine, mes veines ne supportent plus le goût du sang
Depuis que tu fermes les yeux sur mon amour qui à ce jour me rend malheureux
Est-ce que tu ressens ton acerbité soudaine qui me saigne à blanc
La vie m'enferme au creux d'un jour, sans retour vers les adieux


Et si tu me quittes, ça sera bien trop vite
Si tu t'élances, en qui ferais-je alors confiance ?
Si tu t'échappes, comment moi je te rattrape ?
Ne t'en vas pas, je ne suis plus rien sans toi

Est-ce que la vie sans moi te sera douloureuse ?
Laisseras-tu à ta vie le sang froid d'une pleureuse ?


Alors je songe à éteindre la lumière de cet univers qui me ronge
Ne me retiens pas, il est déjà trop tard, le désespoir s'est emparé de moi
Je plonge sans m'astreindre à l'air et dans le cimetière je m'allonge
Je n'en reviendrais pas, ce n'est pas un cauchemar, mais un coup d'assommoir maladroit

Pleurer avec dégoût l'envie de disparaître à jamais
Tomber à genoux et ne plus se relever



14 Mars 2006
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 13:08

Le Monde Parfait

Le monde parfait existe, là où les flocons de neige recouvrent les sales traces du passé
Un monde qui oublie d'être triste, las des illusions qui assiègent les douves d'un mal qui ne s'efface jamais
Sous la tombe profanée d'un utopiste où le trépas est bénédiction du sacrilège qui se trouve dans les contes de fées
C'est la ronde de la fatalité égoïste, pareil à la chanson d'un manège qui tourne et qui à chaque seconde peut s'arrêter

L'univers parfait est là, si près du nôtre que l'on peut l'effleurer du bout des doigts
A la lumière il apparaîtra, avec l'oubli des autres et du peu de regrets que l'on nous attribuera
Derrière les années qui n'en finissent pas, il surgit comme aux apôtres Dieu s'est révélé de bon goût à leur foi
Après les prières qui servent d'appas, tout se fini comme pour tant d'autres et le feu disparaît tout à coup face au froid

La terre parfaite m'accueille, son soleil m'interpelle et sa lune m'endort
Ce mystère aux milles facettes est au seuil de mon réveil sous le ciel nocturne de la Mort
Austère silhouette qu'est mon orgueil face aux merveilles éternelles de ces lagunes-méthapores
Je ne désespère à la découverte de mon deuil grâce à l'éveil virtuel sans lacunes ni remords

Le domaine parfait est mien, les dés sont jetés par le destin
Sans haine ni chagrin, je m'en vais sans geste de la main
Les veines pleines de ce venin, aucune plaie ici ne me retient
La peine n'est plus de mes lendemains, ça y est je vous quitte enfin


1er Mars 2006
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 13:06

Au fond de ton regard

Au fond de ton regard, je vois mon sang couler
Dans un long désespoir éternellement foulé
Le reflet de tes yeux brille et me peint
Le portrait d'un amoureux qui vit de son chagrin
Et je vois qu'il est trop tard pour espérer encore
Revivre dans ton regard, protégé de la mort
Le reflet de tes yeux se plaint et me dessine
Le souhait d'un adieu qui enfin se termine

Au fond de ton regard, je me vois disparaître
Je fond dans le brouillard et finis par ne plus être
Tes prunelles m'écorchent les veines avec violence
L'éternelle torche n'est plus pérenne sans la confiance
Et je crois en ce cauchemar qui m'interdit
De revivre dans ton regard, aux côtés de la vie
Tes prunelles m'agressent, me blessent et me font souffrir
Elles me rappellent que l'allégresse n'est qu'un souvenir

Au fond de ton regard, je me découvre mourrant
Je me morfond dans la marre que recouvre mon sang
Tes larmes me retiennent pour me tuer une fois de plus
Ce charme me ramène à espérer ce qui est révolu
Et je me noie à l'instar d'un enfant qui croit savoir nager
Ou renaître dans ton regard comme si le temps avait tout effacé
Tes larmes m'emprisonnent pour ne pas que je m'en aille
Ton charme sillonne tout autour de mes entrailles
Tes larmes m'espionnent et se glisse dans la faille
Elles me désarment quand carillonnent les prémices de la bataille

Au fond de ton regard, je vois mon sang couler
Dans un long désespoir éternellement foulé


13 Janvier 2006
# Posté le mardi 23 juin 2009 06:27

Relais à l'amour...

Crois-en moi comme je croyais en toi
Goutte mes larmes comme elles sont acides
Vois-en moi ce qui manque en toi
Doute de ce charme qui te rendra insipide

Insipide, ton âme vide est avide
De mon amour qui court toujours
De mon sang qui te ment et fait semblant
De brûler tes doigts, de couler pour toi

Si tu dois partir, je te retiendrais
Pour encore une fois te faire rire jusqu'à en pleurer

Notre avenir, c'est nos deux c½urs enchaînés
En deux il se déchire, notre bonheur partagé
Je pousse un soupir en nous regardant sombrer
J'esquisse un sourire et te dévoile la vérité

Si tu dois mourir, je t'en empêcherais
Pour cette fois te voir souffrir et à jamais

Chacun son tour de goûter l'amour
De crier en silence pour ne pas se réveiller
Certains jours, dégoûté pour toujours
D'oublier ce que tu penses pour encore rêver

Rêver ou bien même aimer se cacher
Dans la pénombre, à l'ombre d'un corps qui sombre
Dans la cachette, l'oubliette des pensées indiscrètes
Qui lâchement te mettent à nu et lentement te tuent

La haine s'accroît, la peine se voit, et mon indifférence me porte chance
Aime-moi, saigne-toi, que la vengeance commence


5 Janvier 2006
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# Posté le mardi 23 juin 2009 06:25