Le fil se détache

As-tu toujours le c½ur qui fait des bonds quand tu me vois ?
( Ou bien a-t-il le mal de l'amour quelques fois ? )
Baisses-tu les yeux pour ne pas retomber amoureuse ?
( Ou bien c'est pour me cacher tes prunelles pleureuses )
C'est encore comme la première fois ? Je t'en supplie, dis-le moi
Dévolus quotidiens te rendent-ils désireuse ? Déclarations coutumières, heureuse ?

Euphorie oubliée et désirs enterrés
Faut-il continuer ce que l'on a commencé ?
Gardons-nous d'user de notre charme déjà usé
Heureux je suis et resterais, du moins tel est mon souhait

Idylle inachevée ou bien histoire répétée qui s'enlise
Je me demande trop souvent si je dois faire mes valises
Kidnappé comme dans mes rêves, on me sortirait de cette impasse
Lumière étant faîtes sur un mur qui ne s'efface

Mais je crois t'aimer encore, en tout cas je le soupçonne
Nous étions seuls, maintenant deux, et bientôt plus personne
On pensait pourtant pouvoir vieillir ensemble, main dans la main
Prétextant que tout irait mieux le lendemain

Quand soufflent les années, la routine fait des ravages
Romantisme s'essouffle, l'amour fait naufrage
Soyons fous et aimons nous pour toute la vie
Tant que la mienne est bientôt finie

Usage et infortune semblent fait l'un pour l'autre
Voyons si leurs sentiments perdurent plus que les nôtres
Wagon de l'amour se détache du train de la vie par usure comme nous nous détachons

...

Zut c'est à cet instant que je me rends compte combien nous nous aimions



20 mars 2007
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 09:41

Je te rêve

Le soleil se lève, la nuit s'achève et tu n'es plus là contre moi
Un réveil qui me crève, fini les rêves où je me revois avec toi
Je m'endors dans tes bras et au beau matin je ne t'y retrouve plus
Plein de remords qui n'en finissent pas, je regrette en vain de t'avoir perdu
Mais qui donc t'enlève, fais couler cette sève, mon sang qui ne te ment
Que la nuit est brève quand hors de la vérité elle m'élève avec mes sentiments

Les lucioles s'apaisent, les lumières leur déplaisent et les rendent inutiles
Loin du sol sur mon trapèze, je regarde en l'air avec un malaise que me rend fragile
Je me berce d'illusions dans la pénombre, sur une mélodie envoûtante
Qui ne cesse qu'aux premiers rayons où je sombre dans cette vie dégoûtante
Assis sur ma chaise, je repense à tes mains que maintes fois je baise et à notre amour
A ces minutes qui me plaisent, mais rendus niaises à la levée du jour

Les étoiles s'éteignent et les cieux de ce noir se dépeignent comme moi de mes pensées chimériques
Le voile obscur, de jets lumineux s'imprègne jusqu'au soir qui daigne toutefois se montrer idyllique
Et je passe mes journées à t'attendre, à attendre que le soleil se couche enfin
Et je me ressasse que je ne fais que dépendre d'un tas de cendres que je touche avec chagrin
Les lueurs me saignent comme si il fallait avec mon sang que je repeigne les horizons
Ainsi que pour ma douleur on me plaigne, hors de mes sommes qui craignent l'aube à chaque saison

Pourquoi faut-il que la lune disparaisse, après tout rien ne presse dans un monde endormi
A chaque réveil, plus aucune de tes caresses ne me retiens dans l'allégresse et je succombe à la vraie vie
Je te désire à corps perdu et comme une récompense, j'ai le droit à ton sourire dès que je ferme les yeux
Rien ne me fait plus plaisir que ton corps nu qui ne danse que pour moi tel un souvenir auquel je ne dis adieu
Mais le soleil me blesse, mes espoirs régressent et je te perds une fois de plus
Je me réveille tout en finesse sur un cauchemar où ma tristesse est bien connue



19 septembre 2006
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# Posté le mercredi 26 août 2009 16:58

Joyeux Anniversaire

Déjà 20 ans, un quart de ma vie ou bien mon dernier jour peut-être
Je ressens qu'il est bien tard, que la nuit s'est empressée de m'apparaître
J'ai vu le jour hier et voilà que demain je meurs déjà
J'ai su faire le sourd devant les prières mais mon destin me rattrape à grands pas
Au prochain matin, voilà que j'abandonne les sourires, les pleurs et l'Amour
C'est sûrement demain que je m'adonne à souffrir, à la douleur pour toujours

N'est-ce pas une belle année pour mourir ?
Quand la joie est passée et qu'il reste le pire
C'est quand que je meurs ?
Que l'on me perfore le coeur
Tiens, demain cela me va très bien
Ma fin s'en vient et je joue de mon chagrin

Je souffle mes bougies comme j'ai soufflé toute ma vie de courir derrière le temps
Mon souffle se rancit, l'homme que j'ai été s'est endormi pour ne pas mourir de son vivant
Une par une, elles s'éteignent comme ma vie s'éteint peu à peu
L'amertume s'imprègne sur les paumes de mes mains, je suis vieux
La Mort m'offre le plus beau des cadeaux, celui de m'arracher à ma vie si précieuse
Elle me souhaite joyeux anniversaire et bienvenue dans sa maison chaleureuse.


2 Août 2006

# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:55

Jeux de regards

Mon regard croise le tien, nos corps s'embrassent et sans pudeur se désarment
Le hasard toise le destin quand nos c½urs s'embrasent face à cette lueur de charme
Et les anges invitent le diable à danser dans une mélodieuse harmonie
Un mélange qui bien vite s'endiable sur des pensées rêveuses d'utopies
On se pardonne les ailes blanches de la candeur, ainsi que la fourche de fer
On s'adonne aux belles et franches couleurs, ainsi qu'au rouge de l'enfer
Les flammes sont sages et nous taquinent jusqu'au rire qui broie le néant
Tandis que nos âmes sur les nuages se devinent des souvenirs de joies d'antan
Comme si le paradis ouvrait ses portes à tout jamais et à tout le monde
Aux hommes qui prient l'avidité, qui colportent le péché et l'hécatombe
Comme si les flammes de l'enfer accueillaient avec tendresse et pour toujours
Les femmes qui jurent fidélité aux largesses et à l'amour
Les sentiments n'échappent aux cieux comme bon nombre de chagrins ou de gaietés
Même quand la harpe des Dieux tombe entre les mains d'un damné
Mais il suffit que je pense à te dire adieu, que je ferme les yeux
Pour que chaque univers à sa place se remette et que tout s'arrête


13 Avril 2006
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# Posté le jeudi 30 juillet 2009 15:53

La Mort, l'Amour

La nuit n'a jamais été aussi sombre et les étoiles aussi lointaines
On me nuit jusqu'à blesser mon ombre, je me dévoile et crie ma peine
Les sentiments m'emportent vers un ailleurs nouveau où les sourires ont disparu
Le vent me transporte derrière le bonheur si beau que je désire à corps perdu
Et mon c½ur bat au rythme de mes larmes sans aucun répit
La peur me chantera l'hymne qui me désarme devant ces chagrins infinis
J'aurais préféré ne rien avoir connu, l'ignorance est si pure quelques fois
Rester l'immaculé au déclin révolu et garder confiance en l'azur de ma foi

La Mort, l'Amour, me détériorent tour à tour
L'envie se lasse et la vie passe
La Mort, l'Amour, des remords pour toujours
L'ennui se fait une place et la vie s'efface

Souffrir l'Amour et subir la torture sans se plaindre
Avec le sourire des beaux jours, le plaisir que j'endure est à feindre
Là où la douleur remplie mon quotidien pour faire de moi son martyr
Pas d'odeur, ni de parfum, elle prône le mystère pour se faire satyre
Sans aversion, je me marie avec son insolence comme par naïveté
Dans la soumission, je rie des conséquences comme par nécessité
Sa présence me trouble, tout comme son absence me tourmente
Le silence trouble résonne dans la violence d'une telle attente

La Mort, l'Amour, me détériorent tour à tour
L'envie se lasse et la vie passe
La Mort, l'Amour, des remords pour toujours
L'ennui se fait une place et la vie s'efface

Au revoir les éclats de rire et adieu la liberté de vivre
L'espoir s'en va s'en prévenir, mes yeux de fatalité sont ivres
Je suis amoureux, autant dire suicidaire
Le ciel est bleu, il est temps de quitter cette terre


29 Mars 2006

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 13:19