C½ur qui se plaint, plaie au c½ur
Des pleurs, du chagrin, je plais au malheur
Je joue, je m'amuse avec mes larmes, faute de mieux
Mes joues s'usent, ma peau s'alarme, faute de jeu
Le visage hagard, le regard encore innocent
Je nage dans mon cauchemar, dans cette marre de sang
J'essaie, je m'évade de cet univers dans lequel on m'a jeté
Je saigne, tout est fade derrière, on m'appelle, je ne veux pas me retourner
Je m'accroche aux nuages de mes petites mains saines
On me reproche ce voyage, on me retient, me ramène...
C½ur en peine, de la peine au c½ur
Les heures qui viennent, me saignent et me font peur
Je souffre d'être vivant, mais crains la mort
Le gouffre, je plonge dedans, et personne ne m'en sort
Seul face à un monde sans pitié, sans vérité
Seul, je m'efface de la ronde, discret et je me tais
Mon silence coule comme cet encre sur ce papier
Mon ignorance croule sous ce manque de pérennité
Tout s'effondre, rien ne survit pour toujours
Tout devient sombre si je ne fais rien, je fuis l'amour
C'est la période qui le veut ainsi, sûrement
Ce n'est rien qu'une période, c'est ce que je me dis, souvent...
17 Février 2005